MONTREAL - Un an après la commission Bouchard-Taylor sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles, Québec solidaire considère que trop peu d'efforts ont été investis pour faciliter l'intégration des immigrants. L'une des porte-parole du parti, Françoise David, déplore qu'outre quelques mesures de francisation, peu d'initiatives ont été mises de l'avant pour s'attaquer au taux de chômage élevé de la population immigrante.

Un an après le dépôt du rapport des commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor sur les accommodements raisonnables, Québec solidaire et des intervenants œuvrant auprès de nouveaux arrivants ont dressé, hier, un sombre portrait des avancées faites en matière d’intégration des immigrants.

La polémique hautement médiatisée entourant la récente position de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) sur le port de signes religieux dans la fonction et les services publics québécois a fait ressurgir le spectre d’Hérouxville, non pas avec le visage de son illustre conseiller municipal, mais sous les traits d’une pseudo-égérie encore en prise avec les vieux démons de son pays, confondant le nord de l’Amérique avec celui de l’Afrique.

Il y a cinq ans, jour pour jour, Mounir Bouamrane tombait sous les balles de ses assassins dans les environs de la ville irakienne de Hillah. Le destin a voulu qu’il soit le seul professionnel des médias d’origine algérienne à payer de sa vie un court séjour dans un Irak en proie à la guerre.  

Un an après la fin des travaux de la commission Bouchard-Taylor, les Québécois nourrissent toujours beaucoup de préjugés envers certains groupes religieux. Plus de la moitié d'entre eux jugent que les principes fondamentaux de l'islam encouragent la violence, révèle un récent sondage mené par la firme Angus Reid.

Nous sommes à Marseille, plus précisément au Quai de la Joliette, à l’entrée des passagers au terminal 3, gare de la Major.  Il est présentement 16 h 45, il fait un excellent temps ensoleillé en ce lundi 17 août 2017.  Le prestigieux bateau Tarik Ibn Ziad, propriété de la compagnie de navigation algérienne  se prépare à quitter le port afin de rejoindre la rive Sud de la Méditerranée.  Il y a un monde fou sur le pont supérieur du bateau, enfants, femmes, hommes et jeunes couples lancent des bye-bye aux accompagnateurs restés sur le quai.

Ces jours-ci, le nom de Karim Ghariani est sur les lèvres de tous les passionnés de mathématiques. Ce Tunisien âgé d’à peine 19 ans vient d’élaborer une nouvelle démonstration de la fameuse théorie des nombres de Bernoulli vieille de plus d’un siècle. L’innovation introduite a d’ores et déjà reçu l’appellation de karimation.

Depuis ses 18 ans, Linda vit dans les rues d'Alger. Cette jeune femme originaire de Ouargla, dans le sud du pays, en a aujourd'hui 28. "Je suis une guerre", souffle-t-ell. Son visage doux et rond enveloppé dans un hijab rose contraste avec ce caractère forgé par dix ans de vie sans toit. A la sortie de l'orphelinat algérois auquel sa belle-mère adoptive l'avait confiée à ses 11 ans, elle s'est enfuie pour éviter un mariage forcé. Il y a sept ans, elle a eu un enfant avec un homme dont elle ne veut plus parler, une "grosse bêtise" qu'elle ne regrette pourtant pas car c'est bien la seule chose qu'elle ait choisie. Son fils Zacaria a vécu trois ans avec elle puis elle l'a placé dans une famille d'accueil. La vie dans la rue était trop dure pour un enfant.

La crise financière actuelle a non seulement fait surgir le spectre du protectionnisme, mais a aussi déterré les vieux démons de la préférence nationale dans l’embauche. La situation socioéconomique des immigrants en Occident, en particulier celle des musulmans, qui posait déjà problème en période de vaches grasses risque de faire les frais de ces temps de disette. Mais quel est le portrait de ces musulmans en terre d’Occident ?

Des filtres d’interprétation compromettent grandement l’intégration des immigrants originaires du Maghreb dans la société québécoise. Tel est le principal enseignement qui émerge de l’étude de l’Institut de recherche en politiques publiques (IRPP), rendue publique la semaine passée. Certaines recommandations n’ont pas convaincu une partie de l’assistance.

L'Ange de goudron, ou Tar angel, a germé dans la tête de Denis Chouinard1 à Montréal en 1999. Cette histoire peut se lire à plusieurs niveaux et s'inscrit dans le militantisme artistique du réalisateur. Né en 1964 à Laval, il est comme il le dit lui-même le pur produit d'une société québécoise blanche et francophone.

La SCCI, qui réglemente et accrédite les consultants en immigration, dévoilait cette se­maine une campagne de sensibilisation ironique intitulée Un seul pschhh et devenez Canadien!Attention aux con­sultants en immigration peu scrupuleux. L’année dernière, rien qu’au Canada, plus de 6 000 d’entre eux auraient conseillé illégalement des candidats à l’immigration. En comparaison, seulement 1 480 sont accrédités par la Société canadienne de consultants en immigration (SCCI) et peuvent légalement exercer le métier.