Installée au Québec depuis 1987, cette Marocaine a créé le premier magazine d’Amérique du Nord destiné aux immigrées du Maghreb et du Moyen-Orient. En ce début du mois de novembre, le froid pointe déjà le bout de son nez sur les grands immeubles de verre et les vieilles bâtisses du centre de la capitale québécoise. Si Khadija Darid presse le pas, c’est pourtant moins pour se réchauffer que pour gagner du temps.

Tahar Touam est un brillant physicien, bourré de diplômes acquis dans les grandes écoles et universités nord-américaines dont la prestigieuse École Polytechnique de Montréal. À l’exception de son pays, c’est un chercheur connu à travers le monde qui a été à l’origine d’une découverte importante dans le domaine de la photonique qui a abouti à la création d’une entreprise de pointe qui s’est effondrée dix-huit mois après son départ. C’est difficile et compliqué à la fois de revivre un jour l’expérience de Tahar Touam.

«Une culture, ça se partage ». Zineb Sahli se reconnaît bien dans le slogan du festival du monde arabe de Montréal (FMA) au point ou elle a fini par faire partie de l’équipe dirigeante depuis la deuxième édition. Originaire de Laghouat, l’Algérienne est une femme très impliquée dans le mouvement associatif montréalais. Active de nature, au four et au moulin, elle travaille plus de douze heures par jour, ce qui ne l’empêche pas de cumuler plusieurs fonctions qui lui laissent peu de temps libre. Sa participation à la plupart des activités culturelles algériennes et canadiennes fait d’elle une femme très convoitée par son expérience et son sérieux. Malgré cela peu de gens savent ce qu’elle fait et est réellement.

De sauts de puce à pas de géant, une aventure toujours recommencée
Un cours qui avait fasciné Bachir Halimi portait sur l'automatisme. Mathématicien de formation, il optera pourtant pour l'informatique, "une discipline que je méconnaissais dans un pays, le Canada, que je méconnaissais encore plus".

Bercée depuis sa plus tendre enfance par la musique arabo-andalouse et la voix de sa mère chantant toute la journée en arabe, espagnol et en français, Khalida fut imprégnée toute petite de cette chaleur musicale qui flotte sur la méditerranée. Voila déjà dix ans qu'elle chanta pour la dernière fois en public à Alger à la Salle Ibn Khaldoun sous la direction du réputé professeur et compositeur Rabah Kadem dont elle fut l'élève pendant 4 ans.

Ali Kichou a quitté le pays avec le sentiment de réussir et de revenir un jour rendre service aux siens. Comme lui à l’étranger beaucoup d’Algériens qui ont eu le mérite de s’imposer dans différents domaines caressent le même rêve. Ils ont réalisé des choses extraordinaires parfois dans des conditions de concurrence difficiles qu’ils ont surmontées avec succès.

Vice-président depuis septembre 2002, de la compagnie pharmaceutique Ratiopharm, responsable du département, recherche et développement. Ratiopharm est la troisième compagnie générique au monde après Teva et Novartis.