Algériens du Canada : Parrainer les enfants victimes du terrorisme

Le Centre culturel algérien (CCA) de Montréal, qui a célébré la semaine dernière son 7e anniversaire, compte lancer une opération destinée aux membres de la communauté algérienne installée au Canada de parrainer des enfants victimes du terrorisme.

Une liste de plus de 100 enfants a déjà été préparée par le CCA et la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), a-t-on appris auprès de Ahmed Mahidjiba, président du CCA. Bien que ne voulant pas trop s’étaler sur le sujet, préférant laisser plus de visibilité à la fête du CCA, en promettant un événement propre à l’opération de parrainage au début juillet, il a expliqué que son équipe va lancer une campagne au sein de la communauté. L’idée étant que chacun de ces enfants puisse avoir un parrain algérien ici au Canada. Au CCA, on insiste à lever toute ambiguïté entre parrainage et adoption. Le parrain pourra, par exemple, assurer à l’enfant une aide financière lui permettant de subvenir à ses besoins et superviser sa scolarisation. Il pourra, selon son vœu, entrer en contact avec l’enfant et sa famille. Tout porte à croire que la communauté algérienne à Montréal et au Canada d’une façon générale va répondre favorablement à cet appel. L’expérience de la Cité de l’enfance de Zemmouri est un exemple vivant de la mobilisation de la communauté. Le projet est né de cette mobilisation au lendemain du séisme du 21 mai 2003, qui a frappé la région de Boumerdès. Le CCA a réussi à travers des collectes et l’organisation de diverses activités à récolter 40 000 dollars canadiens. Les membres de la communauté ont été consultés sur la destination des fonds récoltés à travers un sondage réalisé sur le site web du CCA. Une large majorité avait opté pour la réalisation d’un projet dans les régions les plus touchées et la prise en charge des orphelins. L’argent récolté a servi à financer en partie ce projet réalisé avec la Forem et l’organisme Forêts allemandes. Celui-ci a injecté les fonds supplémentaires nécessaires – le coût total de la Cité de l’enfance étant de 100 000 dollars US. Trois années après, « deux chalets sont complètement finis et équipés de toutes les commodités. Ces locaux pourront ainsi accueillir 38 orphelins », lit-on dans les documents publiés par le CCA. « Une future contribution de notre communauté pourrait être envisagée soit pour la réalisation d’autres chalets, la fourniture d’équipements ou encore le suivi ou le parrainage des orphelins », indique le communiqué du CCA. Ces derniers mois, sur les forums de discussion de la communauté, quelques internautes avaient commencé à se demander où étaient passés les 40 000 dollars, habitués aux collectes qui enrichissent leurs initiateurs et autre « sendouq tadamoun », la remarque a fait sourire Ahmed Mahidjiba, qui nous a renvoyés aux photos disponibles sur Internet.

Source: http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=45775

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