«D’amour et de chagrin» d’Abdelkrim Abella. Un recueil de poésies saisonnières

ABDELKRIM ABELLA fait parti de cette catégorie d’écrivains poètes qui ont la plume facile.

Etant un ancien journaliste, il a déjà fait ses preuves pendant des années et le voilà qui dévoile le fruit de sa passion qu’est l’écriture. Il revient d’ailleurs avec un recueil de poésie dans lequel il se soulage. Intitulée «D’amour et de chagrin», cette œuvre de 67 pages est sortie officiellement en France le 1 er juillet dernier chez les éditions Jets d’Encre. Elle renferme une cinquantaine de poésies écrites en langue française et dont les sujets abordés touchent à tous.

Les thèmes abordés par l’auteur sont un pur vécu. Tout l’inspire. Son environnement, Alger, son entourage, ses connaissances, les gens et leur comportement, l’évolution de la société, mais surtout l’amour ainsi que ses différentes expériences personnelles. Abdelkrim Abella, n’écrit pas pour passer le temps, mais pour faire part de ce qu’il ressent en temps réel. Il contemple, suit le mouvement et fait part à travers écrits que ce soit en prose ou en poésie.

Enfant de Bologhine, il s’est installée au Canada fin des années 90. L’assassinat de son frère, pendant la décennie noire l’a terriblement affecté. Il l’évoque d’ailleurs tant dans ses discussions que dans son recueil où il immortalise sa mémoire dans des vers émouvants. «Dis, tu me manques beaucoup, tu sais…», est l’entame de ce poème intitulé «Message à mon frère dis-paru».

«D’amours en chagrins, le temps s’écoule, la vie passe. Les saisons se succèdent, les histoires s’achèvent et le renouveau se manifeste. Lentement. Les feuilles tombent, le soleil pâlotte et l’âme frémit. Une douce mélancolie, triste comme un ciel de pluie, enveloppe le poète. Et les instants se cristallisent. C’est dans cette multitude d’instants, insignifiants et pourtant si importants; creux, mordants et pourtant heureux, que naissent ses vers, cruelle mélodie d’une âme qui s’ennuie…», peut-on lire sur la préface écrite par l’auteur lui-même. Posé, cet homme fait ressortir toute la complexité des sentiments humains, et ce, dans tous les domaines. Parmi ses titres : «La rime était presque parfaite», «Célébration d’amour», «Pour tes yeux ma plume s’emballe», «Valentin toujours...», «Dans le couloir de l’amour», «l’amour assassiné», «Chaud au cœur» ...

«Dans mes vers, j’évoque aussi le sable chaud d’Ouargla contre le verglas de Montréal, j’évoque aussi des événements tragiques qui interpellent la mémoire collective», dit-il. «La nature me parle, je l’écoute», fait-il savoir.

Abdelkrim Abella prépare un autre livre. Il confit qu’il a travaillé sur la réalisation d’un roman qui est en cours de correction. «Les Chiens des temps modis», un témoignage sur la décennie noire avec quelques passages qui concernent l’auteur et sa famille et les raisons qui l’ont poussé à quitter le pays.

«J’ai commencé à écrire ce roman en 2011, mais à chaque fois il fallait faire des corrections et relire», révèle l’auteur.
«L’ouvrage apparaîtra l’été prochain, soit en 2020 aux éditions Françaises Sydney Laurent.
Pour rappel, Abdelkrim Abella est parmi les poètes les mieux classés, notamment par la «Ligue des Poètes», une association éponyme basée au pays de
l’Erable. Né le 21 février 1955 à Bologhine (Alger), Abdelkrim Abella a d’abord été journaliste pour plusieurs rédactions algériennes, dont le
Jeune Indépendant au tout début du doyen de la presse indépendante algérienne.

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