Francofolies: Un soleil algérien dans le ciel de Montréal

La métropole francophone d’Amérique, la belle ville de la province du Québec, Montréal, vit depuis le début de l’été au rythme des festivités internationales.

La métropole francophone d’Amérique, la belle ville de la province du Québec, Montréal, vit depuis le début de l’été au rythme des festivités internationales. Depuis une semaine, la ville québécoise est l’hôte d’une très grande manifestation culturelle et artistique consacrée exclusivement à la musique francophone. Sous le signe de la découverte musicale, de la diversité culturelle et de l’animation urbaine, cette grande fête populaire estivale attire 800 000 spectateurs. Encore cette année, environ 1 000 artistes, musiciens, vedettes de la chanson et figures montantes, en provenance d’une douzaine de pays seront de la fête.

Ainsi, et comme d’habitude, des centaines de milliers de festivaliers envahissent les rues du centre-ville de Montréal pour assister à plus d’une cinquantaine de prestations en salle et quelque 1050 à l’extérieur gratuits. Spectacles de rue. Pour le plus grand plaisir des spectateurs, cet événement unique permet de découvrir, année après année, de nouveaux artistes de la chanson francophone du monde entier. La soirée de jeudi a été marquée par un grandiose show animé par le groupe Labess. Une formation gnawa très originale. Formé de musiciens québecois d’origine algérienne et bosniaque, le groupe a été fondé il y a quelques mois à peine. Et même s’ils sillonnent les scènes québécoises depuis peu, les éléments de Labess font déjà parler d’eux. Apportant à chaque concert les couleurs du soleil et les rythmes de la fête qui coulent dans leur sang et qui manquent souvent au paysage de leur pays d’adoption.

À découvrir Au bord de l’eau... et aux Francos ! Nedjim Bouizzoul, le jeune chanteur du groupe d'origine algérienne, a fait vibrer jeudi soir la place des Arts au centre-ville de Montréal pendant plus de deux heures et demie. Nostalgiques et ravis de retrouver l’ambiance festive de leur pays d’origine, beaucoup d’Arabes et de musulmans ont assisté au concert, notamment la communauté maghrébine établie au Canada. Nedjim Bouizzoul nourrit le souvenir du pays qu’il chante avec beaucoup d’émotion.

Il raconte son Algérie natale. Ses textes, pour la plupart en arabe, parlent d’espoir, de dignité et surtout des joies simples de la vie. Des mots simples et clairs portés par une musique puisée dans les différents éléments qui constituent la richesse du patrimoine musical algérien. Des rythmes d’Afrique du Nord teintés de flamenco et de gnawa.

Après cette belle performance, le groupe Labess a été l’hôte de Chicoutoumi à la faveur du Festival international des rythmes du monde de Saguenay en animant deux concerts. Par ailleurs, Lynda Thalie, 24 ans, Québécoise d’origine algérienne, éprouve une passion sans limite pour la chanson. Elle s’inspire de ses racines pour créer des petits bijoux poétiques et musicaux empreints de joie, de sensualité et de mystère. Les influences de Lynda Thalie sont variées. Son talent et son sens artistique auront justement été de marier harmonieusement les rythmes modernes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient avec des rythmes plus occidentaux, nord-américains, notamment. Lynda Thalie sera également de la fête lors du Festival international des rythmes du monde.

Source: http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=42268

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