Berbanya ou les beaux chants de chez nous à Mont Tremblant

Berbanya a, pour la Fête de la musique et durant une heure de ce lundi 1er septembre 2014, charmé et enjoué son assistance au Mont Tremblant, ce merveilleux lieu de villégiature à deux heures de temps au nord de Montréal (Québec); un village fait avec deux choses et trois riens.

Dans un répertoire, pour cause de temps imparti, limité à neuf titres, Berbanya a offert un chaleureux récital. Que les lecteurs tempèrent l’emballement de cet écrit car c’est une superbe découverte pour l’auteur.

Dans un titre dédié à Montréal, Yassine à la voix et à la mandole, dans une chanson bourrée d’humanisme a emballé l’assistance et c’est Sylvain qui a confirmé toute sa maestria à la batterie.

Écoutée par un nostalgique, au premier chant, c’est la chair de poule. C’est l’émotion des monts d’Algérie qui a été fait venir au Canada.   

Après le troisième titre dédié à l’exil, c’est le déchirement; un déchirement qui passe tellement le groupe Berbanya avait son art complet à la basse, Hakim à la percussion, Zahir au synthétiseur, Fatah à la basse et Achour à la  guitare rythmique.

Les chansons d’ambiance de la prestation étaient un belle jarre de l’art algérien. Elle a été égayée par Hawa, comme ces bonnes femmes de chez-nous qui était accompagnée de son bébé de petit-fils; le papa de ce dernier et son ami nous ont offert une danse bien et vraiment bien kabyle.

Durant l’exécution d’une chanson, c’est un autre danseur qui s’est déhanché pour la vraie Jarre.

À signaler, l’excellente adaptation  de ce chant universel  qu’est L’hmam (li rabitou m’cha âliya).

Reste, la merveille, la chanson Akaydous, foudha tharna amengouche, un bijou à offrir à toutes les femmes aimées.

À la fin, c’est la vente dédicace. Il manquait juste un peu, un tout petit peu, de la fawda algérienne. Les chaises des présents n’ont pas bougé d’un millimètre. Merci Berbanya.   

Un petit aperçu du spectacle




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