Chômage: les immigrants plus affectés que les Canadiens de naissance

La situation précaire du marché du travail en 2009 a touché plus durement les immigrants que les Canadiens de naissance au Québec, même si les immigrants québécois ont été moins affectés que ceux de l'Ontario ou de l'ensemble du Canada.

Ainsi, le taux de chômage de l'ensemble des immigrants admis au Québec a augmenté en 2009 de 2,6 points de pourcentage par rapport à l'année précédente, soit moins rapidement qu'en Ontario (hausse de 3,2 points) et au Canada (hausse de 2,9 points).

La population née au Canada a aussi été affectée par le recul de l'activité économique en 2009, mais dans une proportion moindre. Au Québec, son taux de chômage a ainsi crû de 1 point de pourcentage, en Ontario de 2,3 points et au Canada de 1,9 point.

Ces constatations ressortent d'une étude réalisée par la direction des statistiques du travail et de la rémunération de l'Institut de la statistique du Québec.

La situation moins défavorable vécue par les immigrants au Québec, comparativement à celle des immigrants de l'Ontario et du Canada, s'explique surtout par le fait que l'activité économique s'est contractée moins fortement au Québec, avance-t-on dans l'étude.

Ce phénomène qui veut que les immigrants soient plus durement touchés que les natifs sur le marché du travail, lors des périodes de recul de l'activité économique, a déjà été remarqué dans plusieurs pays et fait l'objet de plusieurs études.

Quand on dissèque les statistiques par catégories d'âge, on remarque que les jeunes ont été particulièrement frappés par la conjoncture.

Ainsi, au Québec, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans nés au Canada a connu une hausse de 2,8 points de pourcentage, contre une hausse de 6,1 points pour les jeunes immigrants du même âge.

En Ontario, le taux de chômage de ces jeunes de 15 à 24 ans a crû de 3,3 points pour les natifs et de 6,6 points pour les jeunes immigrants.

Sous un angle plus général, la part des immigrants dans l'ensemble des chômeurs au Québec était restée à peu près stable, par exemple 18,3% en 2006 et 18,9% en 2008, alors qu'elle a augmenté en 2009 pour atteindre 20,2%, rapporte-t-on dans l'étude.

Source: Cyberpresse.ca - Les affaires