Vitamine B12 et fonctions cognitives : une relation vraiment naturelle

C’est connu, la vitamine B12 est essentielle au bon fonctionnement du cerveau. Et plus encore semble-t-il, à sa préservation. Jusqu’à présent cependant, seule une supplémentation massive était supposée efficace. Or pour la première fois, des chercheurs britanniques mettent en avant les bienfaits à long terme de cette vitamine, lorsqu’elle est absorbée naturellement.

« Nous avons découvert que les seniors dont l’alimentation est riche en vitamine B12, ont un risque de troubles de la mémoire divisé par six » affirment-ils ainsi dans les colonnes de la revue spécialisée Neurology.

Ces chercheurs de l’Université d’Oxford, appuient leur affirmation sur une cohorte de 107 personnes suivies pendant 5 ans. Agées de 61 à 87 ans, toutes ont été soumises à des tests de la mémoire et à un scanner cérébral.

« Les résultats sont particulièrement intéressants » concluent les auteurs. « Un simple enrichissement du régime alimentaire en vitamine B12 suffirait à préserver dans une certaine mesure, nos capacités. Pas besoin donc de se lancer dans une supplémentation. » En effet, le simple fait d’adopter une bonne hygiène de vie couvrirait les apports recommandés. Rappelons que la vitamine B12 est notamment présente dans le poisson, la viande, le lait et les céréales.

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Pour ne pas perdre la tête, privilégiez les oméga-3
Les oméga-3 étaient déjà reconnus pour avoir un effet cardioprotecteur, mais une équipe française leur a découvert une vertu nouvelle. Ils diminueraient en effet le risque de démence,  protégeant nos facultés de mémorisation. Tout comme les fruits et légumes, d’ailleurs !

Pour parvenir à ce constat, les chercheurs se sont penchés sur le régime alimentaire de 8 000 personnes de plus de 65 ans. Au début de l’étude, aucune ne présentait de troubles neurologiques dégénératifs. Quatre ans plus tard, 183 souffraient de la maladie d’Alzheimer et 98 d’une autre forme de démence.

Chez les consommateurs d’huiles riches en oméga-3, la fréquence de  ces troubles a été réduite de60% par rapport à des sujets qui leur accordaient une plus faible place dans leur alimentation. Quant aux adeptes des fruits et légumes (une fois par jour), ils ont vu leur risque diminuer de… 30%.

« Ces résultats pourraient avoir des implications majeures en termes de santé publique. Pour autant, nous avons besoin de mener d’autres travaux pour connaître précisément le seuil au-dessus duquel, les oméga-3 et les autres nutriments s’avèrent bénéfiques », soulignent les auteurs.

L’encens, pas si innocent ?
Accablantes les conclusions de cette nouvelle étude consacrée aux risques de la pollution intérieure. Cette fois-ci, le polluant en question est… l’encens ! D’après ses auteurs, l’utilisation prolongée de ces bâtonnets augmenterait le risque de cancers des voies respiratoires.

Une équipe internationale de chercheurs américains, danois et taïwanais a suivi plus de 61 000 Chinois de Singapour entre 1993 et 2005. Les participants étaient âgés de 45 à 74 ans et aucun ne souffrait de cancer lors du lancement de cette étude. Tous avaient alors rempli un questionnaire concernant leur alimentation et leur mode de vie.

Douze ans plus tard, les auteurs ont comptabilisé 325 cas de cancers des voies respiratoires (nez, sinus, langue, bouche…)  au sein de leur cohorte. « Nous montrons que l’utilisation prolongée d’encens était associée à une augmentation significative du risque de cancers des voies respiratoires » expliquent les scientifiques. Ces derniers relèvent que le recours prolongé à l’encens est particulièrement important sur le continent asiatique. Mais les Occidentaux aussi, en usent régulièrement.

Rappelons qu’en 2004 en France, les rédacteurs du magazine Que-Choisir avaient déjà sonné l’alarme. Dans leur enquête, ils soulignaient que les bâtons d’encens émettaient dans l’air, 110 fois plus de benzène –un produit hautement cancérogène- que le seuil recommandé par les pouvoirs publics. C’est l’occasion d’insister sur un conseil de bon sens : en présence de mauvaises odeurs à l’intérieur de la maison ou de l’appartement, ouvrez plutôt les fenêtres…

Cancer du testicule : l’hypothèse du poids maternel
Le cancer du testicule est relativement rare, puisque qu’il représente 1% à 2% des cancers de l’homme. Mais son incidence est en augmentation. Des facteurs environnementaux sont suspectés. Mais aussi… le poids de la mère ! A tel point que ce cancer pourrait être un nouvel exemple de ces maladies liées à notre mode de vie occidental, caractérisé par la plus grande incidence de l’obésité et du diabète de type 2.

Une équipe norvégienne a évalué l’impact éventuel du poids maternel. Les auteurs ont inclus dans leur base de données, une population d’hommes nés pendant la seconde guerre mondiale. C’est-à-dire au cours d’une période où l’apport énergétique moyen de la population a chuté.

Au total, près de 1 800 hommes nés entre 1931 et 1955 ont été inclus dans l’étude. Au même titre que 3 000 femmes qui ont accouché durant cette période. « Nous avons constaté que le taux de cancer du testicule parmi les hommes nés durant la guerre avait chuté. » Entre 1936 et 1940, il était de 10,3 pour 100 000 personnes et par an. Puis de 8,7 entre 1941 et 1945. Pour enfin remonter à 11,6 au cours des cinq années qui ont suivi le conflit. Parallèlement, le poids moyen des jeunes mères est successivement passé de 72kg à 70kg. Avant de grimper à nouveau à 74 kg après guerre.

Pour les auteurs, le taux d’insuline associé à l’augmentation de la masse corporelle pourrait être le lien entre tous ces éléments. « Mais ce résultat reste à confirmer ». Chaque année dans un pays comme la France, 1 500 hommes sont touchés par un cancer du testicule. Des patients jeunes pour la plupart, puisque cette maladie frappe généralement avant 45 ans. Heureusement, le pronostic est excellent avec un taux de guérison supérieur à 90%.

Source: Destination Santé - www.destinationsante.com - Semaine 41-08