Vice-président depuis septembre 2002, de la compagnie pharmaceutique
Ratiopharm, responsable du département, recherche et développement. Ratiopharm
est la troisième compagnie générique au monde après Teva et Novartis.
Portraits
Aomar Ouali, Vice-président de Ratiopharm
Khadija Darid

Installée au Québec depuis 1987, cette Marocaine a créé le premier magazine d’Amérique du Nord destiné aux immigrées du Maghreb et du Moyen-Orient. En ce début du mois de novembre, le froid pointe déjà le bout de son nez sur les grands immeubles de verre et les vieilles bâtisses du centre de la capitale québécoise. Si Khadija Darid presse le pas, c’est pourtant moins pour se réchauffer que pour gagner du temps.
Brahami Yacine: Céramiste, peintre
Yacine est natif d’Alger, vit et travaille à Montréal. Après des études d’arts à l’école supérieure des beaux arts d’Alger, en 1981, il obtient une bourse en Espagne pour aller se spécialiser dans le domaine de la céramique artistique et contemporaine. Après cette longue formation qui dura six années, il retourne en Algérie, créa son propre atelier de production et de formation de céramique. En 1991, il intégra l’école supérieure des beaux d’Alger pour y enseigner et travailler en parallèle dans son atelier installé à Alger.
En 2001, il immigra au Canada, il s’installa à Montréal avec son épouse et ses deux petits enfants.
Les expériences acquises en Algérie et en Espagne lui ont permis tout de suite de rentrer dans le marché du travail québécois. Il intégra facilement le monde associatif et le réseau des artistes québécois et multiethnique de Montréal. Il participe régulièrement aux différentes expositions de peinture et de céramique au Québec et au Canada.
Yacine est membre fondateur et président de l’association des artistes algéro canadiens : L’DJIR.
Membre du Levant, regroupement des artistes peintres et sculpteurs du Proche Orient et du Maghreb, on lui décerna plusieurs médailles d’or et le prix d’excellence de la meilleure création de l’année 2004.
Membre du collectif des artistes : l’âme –art du Mile End de Montréal ou il est responsable du comité de sélection des nouveaux membres (études de dossiers artistique). En 2006, il fait la projection du film : « Libres signes », film réalisé par Samuel Torello sur un texte de Mehana Amrani qui décrit avec poésie les œuvres de peinture et de céramique de Yacine.
Malgré sa longue expérience en éducation et d’artiste, Yacine retourna aux études et réussit à obtenir son brevet d’enseignement en arts visuels et médiatiques à l’UQAM. Présentement, en tant que spécialiste en arts, il enseigne les arts plastiques dans l’école publique québécoise les niveaux du primaire et du secondaire.
Possède un espace atelier de création sur l’avenue du Parc.
Concepteur et réalisateur de projets en arts plastiques sur tous les supports, une polyvalence de tous les domaines de la peinture, du design intérieur, de l’artisanat, un créateur de formes associées souvent à un art abstrait et traditionnel, s’inspire sur tous les courants d’art à la fois afin de réaliser des œuvres authentiques et originales. Yacine est venu à Montréal avec l’idée de partager cette longue expérience dans le domaine de l’exploitation d’un art voué aux échanges, de la création et à la recherche. De l’expérience sur le modèle du multiculturalisme, Yacine en connaît suffisamment. Parlant parfaitement l’espagnol, appris l’anglais à Montréal dans un milieu anglophone que Yacine dès son arrivée le découvre très vite, maîtrise aussi la langue de Molière, l’arabe, écrit et comprend le Tifinagh(le berbère) sans jamais le parler.
Dans la période d’été, il organise des démonstrations et expositions de céramique sur la peinture emmaillée des tuiles à l’ancienne s’inspirant des motifs à décor floral et architectural des maisons, palais et demeures d’Alger et de Tunis. Une tradition qu’il veut créer à Montréal pour les algériens qui gardent de la nostalgie et aux québécois et canadiens qui souhaitent connaître les richesses de cette céramique existante encore dans des maisons qui sont sobres de l’extérieur mais richement décorées à l’intérieur. Un charme architectural unique dans le Maghreb qui est à partager et à faire connaître aux autres communautés.
Il projette ouvrir sa propre école d’art expérimental ou on verrai toutes les cultures se mélangeaient et s’affrontaient. Une école ou on donnerai des séminaires pratiques ouverts à chaque artiste amateur ou professionnel l’occasion d’expérimenter un art contemporain québécois à notation multiethnique et multiculturelle.
Démarche artistique – Peinture et Céramique
Retrouver l’état d’esprit qui animait les civilisations anciennes dans leur quête du sacré lorsqu’ils exprimaient par le dessin les formes et les couleurs pour nous transmettre leur vision du monde artistique, social et mystique.
Les formes de l’art géométrique arabe, lettres calligraphiées, motifs à décor floral et architectural m’inspire pour les réutiliser à des fins d’un art abstrait.
Partant souvent d’un détail, un motif d’une composition de céramique ancienne choisie, qui est déjà stylisée par les mains d’un artiste perse, ou un artiste calligraphe arabe, tifinagh (berbère), qui m’inspire et crée en moi des émotions pour enfin les transcrire dans un langage dit : de la fragmentation. Un aboutissement vers une synthèse de l’image sans trop la détruire.
« Un symbole, il ne faut jamais le creuser à fond sinon on risque de le détruire », disait Kateb Yacine.
Mes sujets, comme l’auto portrait : l’homme et son mystique, ¼ de motif, calligraphie sont des exemples d’œuvres de création de la céramique contemporaine. Chercher une similitude entre les formes naturelles et l’art géométrique arabo andalou (Cosmologie oeuvre en céramique) est aussi un autre exemple d’œuvre ou la mathématique est présente par l’esprit d’abstraction, le goût de l’exactitude et la poésie un peu mystique, une forme qui transcende tout simplement l’espace plan qu’elle visite en y manifestant une impalpable troisième dimension : c’est sous forme d’entrelacs qu’elle continuera de courir, toute de blanc vêtue.
Yacine Brahami Céramiste, peintre - Enseignant spécialiste en arts.
Tel : 514 251 0378 et 514-271-3383
www.ame-art.com - www.udaac.com - Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Mohamed Benkreira : Passion handball
Durant toute la vie, on mobilise nos forces et énergies pour la concrétisation d’un rêve qui ne nous abandonnera jamais, et dont la plupart d’entre nous ont peu de chance d’atteindre. Heureusement, d'autres le réalisent, l’incarnent et nous le livre sous formes d’exploits et d’événements magiques. Zineddine Zidane et les deux coupes du monde de football, 1998 en France et de 2006 en Allemagne, les cinq victoires de l’espagnol, Miguel Indurain au tour de France, les dix ans de règne de Pete Sampras, l’Américain est titulaire du record des victoires dans les tournois du Grand Chelem avec 14 titres ou encore les performances du marocain, Hichem El Guerrouj dans l’athlétisme pour ne citer que ces champions. C’est la réussite totale d'une personne prodigieuse qui dans un domaine ou dans un autre réalise des choses hors du commun, surpasse ses adversaires et va au bout de ses forces et limites pour réaliser un exploit qui dépasse les frontières de son pays. Une légende se forme autour de lui et nourrit l’espoir de plusieurs générations. Le rêve de ……
Le rêve de Mohamed Benkreira est de consacrer sa vie à son sport favori, le handball, qu’il pratique depuis 1976. En vingt ans de carrière, il a participé à trente deux (32) tournois et championnats de hauts niveaux dont une coupe du monde en Tunisie avec l’équipe nationale du Canada. En Algérie, avant d’émigrer en Europe, il a remporté en 1988 à l’époque où il entraînait le club Nadit senior d’Alger, les championnats d’Afrique avec l’équipe nationale junior Algérienne. Il a entraîné durant l’année 1995-1996, l’équipe professionnelle de Villeneuve-d’ascq en France et a partir de 1997, il a été nommé à la direction des équipes nationales du Qatar, juniors et seniors garçons et en même temps entraîneur d’Al-SAAd club.
Son engagement dans le sport va au delà de la pratique et des compétitions. A l’université du Québec à Montréal (UQAM), où il a obtenu une deuxième maîtrise en éducation physique (la 1ere en Algérie), il a mis en place une nouvelle conception de jeux défensive 3 ; 1 ; 2, dont la thèse a été publiée dans deux revues Européennes ; (Handball Training) Allemagne et (Approche de handball nº45 de juin 1998) france.
Drame inattendu
D’un continent à un autre, la carrière de Mohamed Benkreira s’est enrichie d'événements sportifs repartis sur plusieurs années. Des succès, des échecs et des situations tragiques auxquelles l’algérien a surmonté difficilement, d’abord en Turquie puis en Algérie ou en 1990 il a assisté à l’enterrement de quatre membres de l’équipe nationale algérienne espoir qu’il dirigeait a l’époque. Les joueurs sont morts lors du tragique naufrage de leur bateau dans le canal du Bosphore en Turquie. L’équipe Algérienne était invitée au tournoi d’Istanbul ou figurait quatre nations : la Russie, l’Algérie, l’Iraq et la Turquie, pays organisateur.
Parmi les soixante dix athlètes et membres des délégations, dix personnes ont perdu la vie. L’accident s’est produit le 19 mai 1990, la veille du départ des équipes vers leur pays d’origine. Du bateau, tout le monde admirait la mosquée bleue d’Istanbul lorsque le drame est survenu. Mohamed Benkreira s’est retrouvé dans l’eau, la nuit, sans gilet de sauvetage ni secours, il a livré une lutte acharnée contre la mort ou a force des bras il a atteint la côte épuisé et sans force. Chahlef Nassreddine de Annaba est mort sur le coup, plutard il apprendra le décès de deux autres joueurs, dont le gardien de but de la DNC d’Alger et du chef de la délégation Algérienne, M. Bourahla, un homme marié et père de trois enfants, originaire de Blida. Bouzerar Farouk, entraîneur à l’époque de l’équipe nationale de handball faisait partie de la délégation sportive.
Cet événement a laissé des traces et des souvenirs douloureux dans la vie de Mohamed Benkreira qui garde en mémoire la solitude de la famille Hadji à Tlemcen lors de l’enterrement de leur fils. A l’exception de Aziz Derouaz, l’entraîneur du MCA à l’époque, personne n’a assisté aux funérailles de Hadji Kamel Eddine 19 ans et professionnel en Espagne. La veille de l’enterrement Mr Benkreira s’est retrouvé seul avec le père du défunt et le lendemain la famille était seule pour inhumer leur fils. La profonde émotion est source de réflexion, et c’est comme ça que dans la tête durant le trajet ou on accompagne la dépouille mortelle a sa dernière demeure la mémoire nous livre de ses archives ce qui apaise notre chagrin. Sur le coup toutes nos pensées vont au défunt et à sa famille…mais avec du recul, on est submergé par toutes sortes de pensées, de questions et d’images révoltantes.
A Tlemcen, Mohamed Benkreira a senti la solitude du mort devant son destin, évoquée par Jacques Brel dans la chanson qu’il a dédié a son ami Fernand, « Je t’inventerai une famille – Juste pour ton enterrement, (…) Je sais on fait ce qu’on peut – Mais il y a la manière, (…) ». Kamel Eddine était entouré de sa famille, de ses proches et amis durant les funérailles mais manquait sa famille sportive.
Depuis se souvenir douloureux, Mohamed Benkreira a quitté l’Algérie juste avant que la situation se dégrade et le pays s’enfonce dans une longue guerre civile ou l’insécurité régnait partout a un point tel que le destin avait perdu le contrôle et le pouvoir sur les vies, et était réduit à chercher ses repères dans les événements tragiques, et compter ses morts dans les cimetières de l’actualité.
De l’Algérie au Canada, en passant par la France et les pays du Golf, Mohamed Benkreira, l’actuel entraîneur de l'équipe canadienne senior masculine de handball a su par les résultats et son expérience acquise a travers le Monde gagner la confiance des joueurs et de ses supérieurs. C’est sous sa direction que le Canada s’est qualifiée pour la première fois de son histoire aux Championnats du monde de handball, qui se sont déroulé du 24 janvier au 6 février 2005 en Tunisie. C’est un exploit formidable malgré la performance de l’équipe canadienne qui s’est classée vingt troisièmes sur les 24 pays participants. Conclusion de l’entraîneur, publié dans le site de l’association canadienne des entraîneurs «J'ai été honnête avec eux et je leur ai dit que la première participation à des championnats mondiaux est une expérience très difficile lorsque l'on sait que son équipe n'est pas très forte. Nous nous sommes fixé des buts pour chaque partie et nous avons atteint mon objectif global, celui de revenir au Canada avec plus d'expérience et avec l'attitude et la motivation nécessaires pour se rendre aux championnats mondiaux en 2007.» C’est le fruit du travail bien accompli depuis quatre ans selon le témoignage du capitaine de l’équipe seniors de Handball, Sébastien Feef qui a déclaré le 14 juin 2004 au journal Multisports, «Depuis que notre entraîneur (…) s’est joint a nous en 2001, notre programme d’entraînement est sérieux, (…).» Pour les responsables, « L’événement est placé au rang des exploits remarquables que seule une vue d’ensemble sur les sports collectifs au pays permet d’apprécier, » affirme, Jacques Goulet, directeur des opérations de la Fédération canadienne de handball olympique.
Depuis qu’il a pris les règnes de cette équipe, le Canada s’est illustré dans plusieurs tournois et son niveau de jeu a évolué rapidement. En 2004, avant de qualifier le canada a sa première coupe du monde de handball, l’Algérien a reçu la Médaille d’or décernée par l’Institut national de formation des entraîneurs et le Club de la Médaille d’Or pour sa contribution au développement des équipes canadiennes de handball depuis près de cinq années.
«Nous avons prouvé, affirme l’Algérien. que sans argent, il est quand même possible de réussir de grandes choses à condition de croire en notre force et en ce que nous pouvons accomplir.»
Mohamed Benkreira est né à Brest, en France, mais il a grandi en Algérie ou il a obtenu un diplôme en éducation physique. C’est la ou il a rencontré sa femme, Hamdi El-Batoul qui est également détentrice du même diplôme. Le couple s’est formé pendant qu’ils fréquentaient l’institut de sport. «Lorsque mon épouse et moi avons parlé de nous marier, je lui ai dit que je deviendrais son mari à condition qu'elle accepte de passer en deuxième. Elle m'a demandé si j'étais déjà marié, ce à quoi j'ai répondu : Oui, au handball. Vous comprenez maintenant l'importance du handball dans ma vie.»
Un jeune hockeyeur canadien d’origine algérienne sur le chemin des grands
Il a la sagesse de celui qui a tout surpassé, tout raflé, pourtant Hichem Djemai, puisque c’est de lui qu’il s’agit n’a que 15 ans! Il faut dire que le sport la mûrit avant l’heure. Son talent, sa personnalité et son tempérament font de lui un véritable atout pour réussir dans son sport favori. Ahmed AINA: Economie et Management
Ahmed Aïna est depuis 1984 titulaire d'un MBA et d'un M.Sc de l’Université de Montréal. Il a une grande expérience au Québec dans l’enseignement et à la direction des entreprises. Il est cofondateur de BTI (télématique et vidéotex sur les terminaux Alex de Bell Canada) et de Médiasoft Telecom où il a travaillé durant quatorze années comme vice-président exécutif chargé de la gestion des opérations et des finances. FATIHA OUESSAÏ: La fille d’El-Bayadh qui a conquis l’Amérique
Fatiha Ouessaï est Algérienne, elle a fait partie de cette « armada » d’informaticiens de haut niveau qui ont sauvé, en un temps record et dans un contexte difficile, les grandes compagnies américaines, menacées par le « bogue » de l’an 2000. Mustapha Mehedi: L’homme qui a grandi dans l’ombre
Moudjahed, père de 4 enfants, Mustapha Mehedi est né le 10-04-1943 à Ouled Mimoun Wilaya de Tlemcen. Il regagna l’ALN à la suite de la grève des étudiants en 1960. Blessé aux frontières ouest au cours d’un entraînement militaire dans le corps des transmissions au MALG, il fut évacué en URSS pour des soins et profita de son séjour pour y faire de brillantes études à l’Université d’État de Kiev en Ukraine en obtenant avec succès un master of law degree et un Ph.D en droit international avec mention très honorable, ainsi qu’un master en traduction et interprétariat des langues russe, française, arabe ; Ce qui lui a permis d’occuper le poste de secrétaire au cabinet du ministre des affaires étrangères Mr. Abdelaziz Bouteflika .
Il quitta le ministère pour aller préparer et soutenir une deuxième thèse d’État à l’Institut International des droits de l’homme à Strasbourg en France sur le thème : «le droit à la protection juridique internationale des réfugiés arabes et personnes déplacées, dans les pays arabes, avec un regard spécial sur les réfugiés palestiniens et sahraouis». La mention très honorable lui fut décernée en raison de la proposition d’un projet de convention arabe ci-jointe en annexe de sa recherche, qui fut adopté 6 mois après, par le conseil des ministres des affaires étrangères de la Ligue des États Arabes pour venir à bout au problème complexe et controversé du « retour librement consenti des réfugies palestiniens », dont le statut juridique (la protection) relevait exclusivement des pays hôtes : le Liban, la Syrie et la Jordanie, et non de la communauté internationale représentée par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, selon le protocole de Casablanca.
Particulièrement sensible à la situation des réfugiés pour l’avoir vécu lui même dans un pays arabe, durant la guerre de libération, cette convention constitue sans conteste un document référentiel et le résultat d’une contribution scientifique originale pour la reconnaissance du droit à la protection juridique internationale de tous les réfugies vivant dans les pays arabes sans discrimination aucune. Cette problématique figure jusqu’à nos jours, parmi les points cardinaux des ordres du jour qui se sont succédés, durant tout le processus des négociations entre palestiniens et israéliens d’une part, et palestiniens et pays arabes d’autres part. Ce qui lui a valu son élection comme expert indépendant avec une majorité confortable à la commission de droit international de la Ligue des États Arabes par le conseil des ministres des affaires étrangères de la même organisation internationale régionale basée au Caire .
Poursuivant sa carrière universitaire ( maître de conférences) à l’Institut de droit et des Sciences Administratives de l’Université d’Oran Es- Sénia , il enseigna le droit international publique contemporain en graduation, post-graduation et au programme du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA ). Encadrant stages, projets de recherche, mémoires et thèses des finissants, il continue, à ce jour, à présider des jurys de mémoires de magister et thèses de doctorat en Algérie et à l’étranger, jusqu’à l’obtention de la haute distinction académique : Lauréat du 1 ier prix du concours sur titre et travaux pour la promotion au grade de professeur agrégé de l’enseignement supérieur du Ministère de la recherche scientifique décernée par le chef du gouvernement.
Grâce à sa longue et riche expérience de doyen de la faculté de droit et des sciences administratives de l’université d’Oran, il contribua à la réalisation de la réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ainsi qu’à l’arabisation des disciplines juridiques enseignées jusqu’ alors en français .
Lorsque les réformes politiques en Algérie eurent lieu pour transformer une démocratie dirigée en une démocratie libérale, ce baroudeur intellectuel ressenti très vite le besoin d’introduire l’alphabétisation des droits de l’homme, de la démocratie et de la paix dans le cursus de tous les paliers de l’éducation pour en faire une véritable culture des droits humains en dépit du paroxysme de la barbarie qui sévissait en Algérie.
Il mena, alors, une bataille sans relâche, tant au niveau de son ministère de tutelle qu’auprès des autres institutions pour se heurter à de graves difficultés.
Connus du mouvement international pour les droits de l’homme et du monde académique y afférant, il fonda la première chaire de l’UNESCO en Algérie et en Afrique pour l’enseignement, la recherche et l’éducation aux droits de l’homme, à la démocratie et à la paix, dont il est le coordonnateur des réseaux des chaires de l’UNESCO pour l’Afrique et le Moyen Orient. Depuis, ses services sont fréquemment requis par l’ONU et les ONG.
Ce nouveau défit lui a permis d’approfondir les concepts et instruments déterminants les enjeux contemporains, dans le contexte de l’évolution rapide et complexe des relations internationales.
Il a d’ailleurs publié sur ces thèmes une quarantaine de travaux scientifiques en français, russe et arabe, dans des revues scientifiques internationales et nationales, dont la plupart avec comité de lecture, qui ont eu un grand succès auprès des lecteurs.
Au titre d’expert indépendant élu membre de la sous-commission des Nations Unies pour la protection et la promotion des droits de l’homme à Genève, il fut invité à dispenser le cours en maîtrise de droit international à l’École de droit et des sciences politiques de l’Université du Québec à Montréal l’UQÀM et à Mac Gill sur le thème : «l’actualité de droit international». Ces conférences traitaient du « Rôle des Nations Unies dans la protection et la promotion des droits de l’homme » .
La plupart des États du monde ont fait de la protection internationale des droits de la personne un de leurs objectifs et que l’intervention de l’ONU, de plus en plus fréquente semble gagner en efficacité. Il s’agissait donc d’une expérience unique en termes de connaissances approfondies qui cadre avec les objectifs de la maîtrise en droit international.
Nommé rapporteur spécial sur : «Le droit à l’éducation et l’éducation aux droits de la personne», il a été chargé en vertu de la Résolution E3CN.4/Sub.2/ 1998/10 de la même sous-commission, de rédiger un document de travail et d’organiser, sous les auspices de l’ONU, un colloque sur « l’éducation multiculturelle et interculturelle ». Celui-ci a eu lieu au Centre des études internationales et de la mondialisation de l’Université du Québec à Montréal, l’UQÀM et à l’université de Paris V.
Fondateur et promoteur de diverses organisations/ associations nationales et internationales académiques, et socio-culturelles ayant obtenu le statut consultatif de l’ONU, l’UNESCO et LEA. Ainsi, Il contribua activement à la rédaction des statuts et la mise en place du directoire de l’Association Algérienne des Universitaires et des Professionnels CAUPA pour se retirer quelques mois après, pour des raisons personnelles.
Très impliqué dans les structures parentales liées aux différents établissements scolaires fréquentés par ses enfants, il présida le comité consultatif des relations interculturelles, ainsi que différents conseils d’établissements ; conseiller du Mouvement pour une École Moderne et Ouverte MÉMO et candidat à la Commission scolaire de montréal.
À cet effet, un certificat d’appréciation civique a été décerné dans le cadre de l’année internationale des bénévoles par Mad. Élenie Bokoupanos, Députée et Vice-Présidente de la chambre des communes du parlement canadien.
Tout récemment, Il a été choisi par le gouvernement du Canada pour faire partie de la Mission Internationale d’Évaluation des Élections en Haiti MIEEH en tant qu’observateur indépendant et impartial au 2 ième tour des élections des députés et sénateurs, le 21 avril 2006.
Lamine FOURA
Lamine Foura, concilie avec succès études, travails et activités communautaires, c’est un homme exceptionnel, véhiculant des vraies valeurs humaines - travail, famille et respect. C’est un des rares intellectuels dévoués complètement à la communauté maghrébine ou, au fil des années, il s’est imposé comme un interlocuteur privilégié. Très sollicité par les associations et organismes communautaires, Il a animé au mois de mars 2006, un débat sur « L’usage de la force en judaïsme et en islam», conférence, organisée par Présence musulmane Canada.
Toujours souriant et très disponible. Sa présence au sein de la communauté est très bénéfique. C'est au Centre Culturel Algérien qu'il s'est fait remarquer de 2001 à 2002 dans son rôle de chargé des relations extérieures. Il est aussi l’animateur de l'émission de la radio communautaire « Taxi Maghreb » sur les ondes de Radio Centre-ville depuis juillet 2002. À la radio, mais aussi a la télévision où il anime l’émission « La Caravane du Maghreb » sur le Canal 14 CH Montréal, depuis mars 2003. Et depuis novembre 2004, il est membre de la table de concertation pour la communauté maghrébine au Ministère de l'Immigration et des Communautés Culturelles. Deux témoignages positifs ont confirmé tout le bien qu'on pense de lui. Lamine Foura est l'homme qu'il faut pour redonner espoir et vie à tous ceux qui doutent des hommes. Durant l'événement Vues d'Afrique, Bousmaha Seddiki, un des responsables de Rallye Expos, m'avait dit de lui : « C'est un homme brave, il encourage toutes les initiatives et il est souvent présent dans les événements culturels ». Le 8 mai 2003, lors de l'assemblée de l'Association des Universitaires et Professionnels Algériens (CAUPA), un autre témoignage nous a rassuré dans notre choix. Afin d'attirer l'attention des membres sur Lamine, Mme Houfani Ghania est intervenue en personne au cours des débats pour souligner sa probité morale et d’ajouter sous les applaudissements « il est un homme de terrain, un inconditionnel lorsqu'il s’agit d'aider sa communauté ».
D'origine algérienne, né a Alger, Lamine Foura est arrivé au Québec en 1999, dans ses bagages, une licence en sciences islamiques de l'Université d'Alger (1996) et un diplôme de génie mécanique de l'École Polytechnique d'Alger (1993). Au Canada, il décroche en 2003, une maîtrise en génie aérospatial de l'École Polytechnique de Montréal. Il prépare actuellement une maîtrise en sciences des religions à l'Université de Montréal. De février 2000 à octobre 2001, il a travaillé comme consultant en conception assistée par ordinateur chez Dassault Systèmes Canada et depuis le mois d’octobre 2001, il est ingénieur chez Bombardier Aéronautique. Aussi, à temps partiel, depuis février 2005, il est assistant dans un groupe de recherche de l’UQAM (GRIMER) sur les groupes religieux à Montréal.
Avant d’émigrer au Canada, il a occupé plusieurs postes intéressants en Algérie ; chargé d’études en ingénierie pédagogique à l’INFP d’Alger de 1994 à 1997 ; ingénieur à l’aéroport international d'Alger, en 1998, et ingénieur d’études à Sonelgaz de 1998 à 1999.
La chanteuse INES: Une voix chaude et raffinée
Ines BENCHAA, originaire des environs d’Alger (Algérie), chanteuse chaabi,
hawzi et chaoui. La seule chanteuse femme é Montréal, représentante de la
musique algérienne, spécialement le genre algérois et chaoui. Elle a su
interpreter le chant assimi (algérois) d’une très belle façon avec
sa voix exceptionelle, qui lui ouvre les portes du succès à Montréal.Issue d’une famille de mélomanes, elle a préféré se consacrer à ses études universitaires en psychologie et à sa famille. Arrivée à Montréal en 2002, prise par la nostalgie du bled, elle débute sa carrière musical en animant des soirées familliales (mariages) et en participant à des évenements musicaux pour les fètes nationales, religieuses, fètes de la femme.
Elle nous émerveille avec sa voix magique. Brillante interprète par le timbre chaud et fin de sa voix polyvalente, elle a été sollicitée à plusieurs reprise pour participer à des soirées artistiques avec différentes stars de la musique algérienne tel que Chaba Fadila, Abdelkader Chaou, Cheb Yazid etc…….
Aujourd’hui, après 3 années de carrière musicale et de spectacles "live", Ines se lance pour la préparation de son premier album qui sortira bientôt et une tournée aux USA (New York - Boston). Sa mission est de dire l’identitée culturelle de son pays natal avec le souffle d’aujourd’hui.
Khalida, Le Chant du Sud
Bercée depuis sa plus tendre enfance par la musique arabo-andalouse et la voix de sa mère chantant toute la journée en arabe, espagnol et en français, Khalida fut imprégnée toute petite de cette chaleur musicale qui flotte sur la méditerranée. Voila déjà dix ans qu'elle chanta pour la dernière fois en public à Alger à la Salle Ibn Khaldoun sous la direction du réputé professeur et compositeur Rabah Kadem dont elle fut l'élève pendant 4 ans.Sa voix naturelle et authentique surprend par l'intimité et le plaisir déroutant qu'elle transmet si simplement. Son répertoire de toutes les couleurs de l'Algérie, s'étend de l'Oranie chaleureuse de sa mère à l'immensité du Sahara paternel. Passant du Chaabi au Hawzi, de Fayrouz à Om Kalthoum, de Léo Ferré à Aznavour... au chant mythique Amazigh, l'émotion de sa voix vous entraîne dans un voyage porté par le souffle du Sud.
Source:http://www.khalida-azzouza.com/
Taïeb Hafsi, Professeur titulaire de management, à HEC de Montréal
Taïeb Hafsi, originaire de Saida, Algérie, est un intellectuel, chercheur et brillant auteur. Il est professeur titulaire de la chaire Walter J. Somers de management stratégique international des organisations à l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal.Ses recherches portent essentiellement sur la gestion stratégique des organisations complexes, les entreprises diversifiées, les entreprises dispersées géographiquement, les organisations à but non lucratif, les entreprises d'État et les gouvernements. Actuellement, il s’intéresse aux effets des institutions sur le comportement stratégique des organisations. Il est membre du CETAI, fondateur de la revue Management International et de plusieurs organisations internationales dont l'Association des Sciences Administratives du Canada (ASAC).
Au cours des dix dernières années, il a conduit des recherches importantes sur le désinvestissement, dans les secteurs privé et public, sur les réponses organisationnelles à la mondialisation des marchés, sur le changement stratégique et sur les questions de compétitivité et de stratégie nationale. Il a écrit de nombreux articles dans plusieurs revues académiques et professionnelles, notamment : Administrative science quarterly ; Academy of management review ; Journal of management studies ; Long Range Planning; Interfaces; La revue française de gestion ; Gestion ; Harvard Expansion ; Politiques et management publics. Il a aussi écrit vingt-cinq livres et monographies. Il participe régulièrement à de nombreux colloques et congrès académiques et en a organisés plusieurs dont ceux très importants de la Strategic Management Society et de la WACRA. Il a reçu plusieurs prix dont ceux de recherche Pierre Laurin et de la pédagogie 2000 (octroyé une seule fois durant la carrière d’un professeur). Il est membre de plusieurs conseils d’administration, notamment de petites entreprises de haute technologie au Canada et à l’étranger. M. Hafsi était cadre supérieur au sein de la compagnie pétrolière Sonatrach où il occupait le poste de directeur général de la division raffinage et pétrochimie. Avant de rejoindre l'École des HEC, en 1984, il a enseigné à la faculté de management de l'Université Mc Gill et à l'École Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales (ESSEC) de Paris.
M. Hafsi détient un diplôme d'ingénieur en génie chimique, une maîtrise en management de Sloan School at MIT, ainsi qu'un doctorat en administration des entreprises de Harvard Business School, Cambridge, Massachussetts. En 2004, Taïeb Hafsi et Imad-Eddine Hatimi, un étudiant de doctorat à l’École HEC de Montréal, ont reçu le prix du meilleur article de la Revue Canadienne des Sciences de l’Administration (RCSA). 01/04/2006
Lamia Naas - tout est possible dans la vie
"A ma sortie de l’université du Québec à Montréal, mon diplôme de travail social en poche, je me suis heurtée à de nombreux défis comme chaque jeune diplômé. La recherche d’emploi donnait peu de résultats en raison de manque d’expériences professionnelles et le désespoir commençait à me gagner. Comme le hasard fait bien les choses, l’opportunité s’est présentée pour aller au Grand Nord, et plus spécifiquement le Nunavik. Ma fonction principale était d’être
Mon entrée en fonction fut immédiate à cause d’une jeune Inuite de 15 ans qui menaçait de se suicider. Une intervention d’urgence de la part d’une équipe multidisciplinaire était nécessaire. Pendant ce temps, je devenais de plus en plus convaincu que j’avais choisie le bon domaine. A la fin de la journée, avec ma jeune inuite
Les semaines suivantes ont été consacrées à la préparation du passage de la cours de jeunesse dans le village. Comme les ressources manquaient, il fallait s’organisait avec les habitants du village pour offrir logis aux jeunes et leurs familles qui venaient de l’extérieur. La cours de jeunesse représente un événement en soi : les juges et avocats arrivent en avion de Val-D’Or et s’installent dans l’hôtel pour une semaine. Les travailleurs sociaux ont comme responsabilité de
Vous devez vous poser la question si j’ai goûtée aux mets traditionnels Inuites, comme le caribou cru et le phoque. Il faudrait que je vous dise que pour une algérienne qui est habituée à avoir tous bien cuit et accompagnée d’une sauce, passer au cru a été très difficile mais nécessaire. C’est grâce à un tel geste que les Inuites m’ont fais confiance et ont finis par m’apprivoiser. Cela m’a ouvert la porte à leur monde : j’ai pu assister à une partie de pêche, voir comment les femmes préparaient les peaux pour l’hiver. Le partage a été mutuel, j’ai parlé de notre culture et mes collègues ont découverts l’Algérie à travers l’internet. La relation est devenue tellement agréable avec mon entourage qu’un jour une collègue a adopté une jeune fille inuite et m’a fait l’honneur de lui donner comme
J’espère que j’ai pu vous transmettre un aperçu de mon expérience et qu’en lisant ces quelques lignes, j’ai pu vous confirmer que tout est possible dans la vie.
Lamia Naas."
Vous pouvez voir quelques photos de son passage au Nunavik - cliquez-ici
Tahar Touam: Le parcours étonnant d’un prodige algérien
Tahar Touam est un brillant physicien, bourré de diplômes acquis dans les
grandes écoles et universités nord-américaines dont la prestigieuse École
Polytechnique de Montréal. À l’exception de son pays, c’est un chercheur connu à
travers le monde qui a été à l’origine d’une découverte importante dans le
domaine de la photonique qui a abouti à la création d’une entreprise de pointe
qui s’est effondrée dix-huit mois après son départ. C’est difficile et compliqué
à la fois de revivre un jour l’expérience de Tahar Touam. Un parcours
impressionnant qui n’a laissé personne indifférent autour de lui. De Annaba à
Montréal, l’Algérien s’est distingué dans tous les établissements scolaires
qu’il a fréquentés depuis la première année. Déjà au primaire, à l’école
Didouche Mourad, ces professeurs remarquent ces bons résultats. Son niveau lui
permet de passer directement de la 4e à la 6e où aux examens de fin d’année, il
obtient la meilleure note à l’échelle de la ville de Annaba. Au lycée technique,
il reçoit le prix d’excellence remis annuellement au meilleur élève. Tout le
monde lui prédit une brillante carrière. Jeune, il rêve d’atteindre les sommets.
Son voeu se réalise en Amérique du Nord. Il obtient son Ph.D du centre d’optique
photonique et laser affilié à l’Université de Laval. L’Algérien est arrivé au
Canada en 1986 avec un DES en physique. À Ottawa, il rencontre un accueil
chaleureux de la communauté arabe. Les premiers jours, il fait connaissance de
Adnan El-Khatib, un Irakien qui l’héberge pendant un mois chez lui, le temps de
trouver un appartement. L’Irakien est tellement sympa et gentil avec Tahar que
ce dernier lui promet de donner à son premier enfant le prénom Adnan. Après un bref séjour à l’institut des langues anglaises d’Ottawa, il entre à l’université McGill, à Montréal, où il s’inscrit à l’institut de physique, option quantique. Sa recherche s’oriente vers les composants critiques dans les transitions des phases dynamiques. À la fin de l’année, il est major de promotion avec une moyenne au-dessus des autres qui lui permet d’obtenir le prix d’excellence. En 1987, il est remarqué par le professeur Michel Bélanger qui a réuni tout un dossier sur lui. Ce dernier va se rendre à l’Université McGill pour rencontrer Tahar Touam. Au cours de l’entretien il lui dit : « qu’est ce que tu fais ici, viens travailler avec nous à l’École Polytechnique, je financerai tous tes travaux et recherches ». Le professeur canadien qui l’avait repéré parmi les meilleurs n’avait pas tort, au bout d’une année, le prodige de Annaba obtient un diplôme honorifique de l’École Polytechnique pour sa contribution à la recherche, son apport à l’enseignement et à la visibilité de l’école. Son travail a été choisi par « The International Society of Optical Engineering », comme la meilleure recherche de l’année en télécommunication. Commence alors pour lui une brillante carrière à Montréal. Il va faire partie des différents groupes de recherche qui vont révolutionner la photonique. Tahar Touam, est jeune et l’avenir est devant lui. Ses connaissances en sciences exactes sont la clef de sa réussite. Il connaît beaucoup de choses. Sa présence en Amérique du Nord coïncide avec l’émergence des nouvelles technologies qui vont bouleverser le monde, à la veille du millénaire. Au lieu de 3 ans, il achève la maîtrise science appliquée option optique et laser en 14 mois et fait 5 publications liées à ces recherches scientifiques. L’avantage qu’il a sur les autres : le sens de l’initiative et la maîtrise de plusieurs domaines à la fois : la physique des solides, l’optoélectrique, l’informatique, les mathématiques, la chimie physique, la programmation des méthodes numériques et surtout la conception de logiciels en photonique. Son apport dans la transformation du matériau Sol Gel a été capital en 1998. À l’annonce de la découverte, de Chicago, M. Tony Morreti, vice-président de la multinationale Molex Inc, s’est déplacé en personne à Montréal pour assister à la démonstration. C’est l’avenir du groupe qui se joue devant les spécialistes, les cadres et les bailleurs de fond qui accompagnent l’Américain. Ils ne seront pas épargnés, les questions fusent de toutes parts, les spécialistes ne se gênent pas de l’interpeller sur tous les aspects de l’invention. Du Japon, de l’Europe, de l’Australie et de l’Amérique, plusieurs groupes sont sur le coup. Après huit mois de recherche, Tahar Touam et ses collaborateurs mettent au monde une puce révolutionnaire qui, pour la première fois, est réalisée sur le matériau Sol gel. La découverte va leur rapporter 15 millions de dollars dont 5 millions de Molex inc. Avant de verser l’argent, Tony Morreti, prend l’Algérien à part et lui fait une proposition intéressante. Il l’invite à venir s’installer à Chicago, « tu auras tout ce que tu veux pour monter une compagnie ». Tahar demande à réfléchir, même s’il a les clefs de la découverte, le succès il l’a connu avec ces deux collègues. Les trois se connaissent depuis 10 ans, le premier, S. Iraj Najafi est d’origine iranienne et le Canadien Mark P. Andrews. D’autres investisseurs vont verser d’énormes
sommes. L’argent va permettre au groupe de monter Lumenon Innovative Lightwave Technology, Inc, qui est une société de développement et de conception des composants optiques et des dispositifs en forme de circuits hybrides compacts de verre sur des chips de silicium pour des fournisseurs d’équipement dans les télécommunications, des transmissions de données et des marchés câblodistributeurs. Elles permettent aux sociétés de télécommunication d’augmenter la capacité du transit de leurs réseaux optiques.
De 1998 à 2001, l’invention était au top, l’Algérien est l’élément principal de la découverte. Lui est la plupart des chercheurs s’attendent à une récompense. Le prix Nobel en particulier fait rêver tout le monde. Tahar Touam a, jusqu’ici fait une quarantaine de publications liées à son travail. Toutes les revues scientifiques américaines et anglaises dont Optical Engineering, La Physique au Canada et IEEE Journal of Quantum Electronics, mentionnent ses travaux et parlent de ses recherches. Il est très connu. Au sein de la compagnie, Lumenon Innovative Lightwave Technology, il est à la tête de la recherche et développement. Un département-clé et très convoité, réservé aux personnes très compétentes. Au bout d’une année, il passe au poste de senior scientist. Le secret de la réussite est entre ses mains, ces amis et patrons à la fois, Mark P. Andrews et S. Iraj Najafi, le savent très bien. Entre temps, la compagnie a pris de la valeur. Le carnet de commandes est plein pour les cinq prochaines années. Elle intéresse tout le monde. C’est l’époque des mégafusions. Les Américains débarquent à Montréal et veulent l’acheter. Une première victime, S Iraj Najafi, président de la compagnie et ami intime de Tahar Touam, est chassé de son poste et remplacé par Gary Moscovic, un Américain de la Californie. Avant de partir, S Iraj Najafi va supplier l’Algérien et tenter de le convaincre de le rejoindre pour monter une nouvelle compagnie. Mais Tahar Touam est au bout de ses forces. Tout ce qu’il a fait lui échappe. Ça fait 12 ans qu’il n’a pas mis les pieds en Algérie. Sa famille et ses proches lui manquent, il ne pense qu’à se rendre à Annaba. À son retour, les nouveaux patrons vont l’isoler pour l’étouffer et minimiser son influence sur la compagnie. Le 6 avril 2001, l’Algérien reçoit une lettre d’Encyclopedia Editor. Aux yeux des spécialistes, il devient une référence en la matière. L’éditeur américain l’invite à rédiger le chapitre 12 de l’Encyclopédia of Photonics 2003. C’est la goutte qui fait déborder le vase. Ses patrons s’opposent à la proposition de l’éditeur américain, ils craignent la popularité grandissante de l’Algérien qui, depuis quelque temps, a pris de l’importance dans les conférences et congrès. Les grandes compagnies s’intéressent de près à lui. Il a été approché par plusieurs patrons en Amérique du Nord, au Japon et en Europe, mais jusqu’à maintenant, il est resté fidèle à sa compagnie. Ses patrons vont réagir. Il n’a plus l’autorisation de communiquer avec les médias sans l’avis de la direction. Trop c’est trop, il démissionne et se consacre de nouveau à la recherche. Ses patrons vont à plusieurs reprises lui téléphoner pour le faire retourner à son poste. À son refus, la compagnie sort le règlement interne. Pour la protection du secret professionnel, Tahar Touam n’a pas le droit de travailler durant les 3 prochaines années.
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Bernard Landry, vice-premier ministre du Québec,e et le directeur de la recherche et développement, chef de la conception, le Dr Tahar Touam, lors de l'inauguration de la compagnie Lumenon Inc., le 6 juillet 1999 |
La contribution de l’Algérien se situe au niveau d’un matériau connu, le Sol
Gel, découvert en 1938, mais peu exploité dans le domaine des composants
optoélectroniques et photoniques. Fabriqué à partir d’un procédé dangereux à
haute température, le Sol Gel présentait des failles au niveau de la sécurité et
son équipement était coûteux. En 1998, l’Algérien peut sourire, il vient
d’inverser le rôle et redonner une nouvelle vie au Sol Gel. Au fond, ses patrons
ne croyaient pas à la réhabilitation du matériau en question. Le travail a été
effectué au niveau de la préparation. Le Sol Gel est devenu actif à basse
température qui permet de fabriquer des puces photoniques et le rendre sensible
à l’UV. Autres avantages : la facilité d’impression et un équipement non coûteux
qui permet de fabriquer des puces photoniques. C’est pour la première fois qu’un
nouveau produit, la puce DWDM, est fabriqué sur le nouveau matériau.
Les travaux de Tahar Touam et de son groupe constituent une source inépuisable,
des équipes de recherche européennes, asiatiques et américaines, la liste est
longue par pays, signalent les travaux de l’Algérien dans la partie référence.
Au mois de juillet et août 2005, Physical Review et le Journal of materials
Chemistry ont publié des travaux de deux groupes associés pour le même projet.
Il s’agit de Stanford Linear Accelerator Center. Le département de physique de
l’Université de Avero (Portugal) et de l’institut de chimie de l’Université de
Araraquara de Sao Paulo au Brésil. Les deux groupes ont mentionné dans leurs
travaux les recherches de l’Algérien et de son groupe.
Tahar Touam a tenu sa promesse, son premier enfant porte le prénom d’une de ses
anciennes connaissances à Ottawa, l’Irakien, Adnan El-Khatib. Il a trois enfants
dont une fille Majda et un garçon Adel.
Lynda Thalie, l’en-chanteuse
Lynda Thalie est la première femme auteure-compositeure interprète d’origine algérienne reconnue au Canada. Jeune femme accomplie elle vient de recevoir cinq (5) nominations au prestigieux gala de l’industrie de la musique l’ADISQ dont une pour l’album musique du monde de l’année 2006. Elle dépeint et reflète avec grâce la nouvelle réalité canadienne : diversifiée, riche et ouverte.
Alliée des artistes novateurs et créatifs, elle trace à son tour son propre style Thalie avec des œuvres originales et se démarque ainsi de toute comparaison.
Dès la sortie de Sablier, son premier album en 2002 puis de son second opus lancé en octobre 2006 sur étiquette Carbone Musique et distribué par DEP Universal, la critique a salué de façon unanime son immense talent, sa maturité et ses sonorités distinctives. Quant aux gens du milieu artistique, ils ont accueilli la nouvelle venue comme l’une des leurs, tout en lui reconnaissant un statut particulier.
Depuis ses débuts, les honneurs s’accumulent et les complicités se tissent. Lauréate en 2000 du concours Ma première Place des Arts dans la catégorie Interprète, elle y remporte également les prix Distinction et Radio-Canada. En 2003, on lui confie l’unique rôle féminin de la comédie musicale Le Petit Prince, soit celui de La rose. En 2004, elle reçoit le Prix du patrimoine d’expression du Québec pour sa démarche artistique ainsi que le Prix Club Avenir pour le rayonnement positif qu’elle donne à l’Algérie au Canada. Si sa musique invite au voyage, son talent invite à d’heureuses collaborations, comme ce fut le cas notamment avec des artistes reconnus au Québec tel que Michel Rivard, Luc de Larochellière et Yann Perreau. Elle prête sa voix à quelques musiques de films avec Michel Cusson, Cité-Amérique et l’Office National du Film du Canada.
Forte de son universalité et de son parcours culturel très varié, Lynda Thalie fait désormais écho dans la francophonie. Outre ses prestations remarquées aux FrancoFolies de Montréal 2005 et 2006, elle a représenté le Canada lors de la Quinzaine de la Francophonie qui avait lieu au Rwanda en mars 2005.
La fin juin 2005 marquera assurément un point tournant dans la vie et la carrière de Lynda Thalie alors qu’elle retournera en Algérie pour la première fois depuis 11 ans dans le cadre d’une tournée de spectacles visitant les principales villes, dont bien sûr Alger. En plus de se produire dans des grand théâtres pouvant accueillir au-delà de 2000 spectateurs, elle sera vue et entendue sur plus de 1,500 000 cellulaires grâce à un vaste partenariat avec Nedjma, chef de file des télécommunications au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
En novembre 2005, son album sort aussi en Algérie sous étiquette Belda Diffusion ; peu de temps après et suite à une forte demande, elle présente à nouveau son spectacle à Alger dans une Salle Ibn Khaldoun archi comble.
Le deuxième album de Lynda Thalie est dans les 100 meilleurs vendeurs au Canada. Avec son nouveau spectacle intitulé « De sable ou de neige », l’artiste offre une évasion à laquelle il est difficile de résister, où l’exotisme, uni à la sensualité, côtoie le mystère du désert saharien. Lorsqu’on assiste à un de ses spectacles, on comprend pourquoi depuis des mois son carnet de tournée est complet pour l’année 2006.
Si le potentiel de Lynda Thalie sur la scène internationale est indéniable, sa force, celle d'envoûter, elle, relève du mystère….
Source:http://www.lyndathalie.com
Photo de CRILA
Youcef Ben-Raïs: d'El-Mossiliya à Montréal
Natif d'Alger (Algérie), Youcef Ben-Raïs a la musique qui coule dans ses veines. Il est issu d’une famille de mélomanes dont son arrière-grand-père pratiquait l’art musical.Membre de l’association algéroise "El-Mossiliya" créée en 1930. Cette formation et école conserve et enseigne la musique classique arabe dans une veine andalouse, sous la direction du maître Ben-Merabet Sid Ali président et fondateur.
Le jeune Youcef a eu Ben-Merabet Nacer comme enseignant, fils du maître attitré. Il se spécialisa dans les préludes "préludes" des "Qassaïd", chants mélodieux avec support poétique très élaboré et notamment la pratique du luth maghrébin "El-ôud" (luth).
Son passage à El Mossiliya a duré quinze ans de 1979 à 1995, date de son installation en Tunisie où pendant plusieurs années, il participait à l'animation de soirées artistiques diverses…
Juillet 2004, destination Montréal. Dès son arrivée, il commence à faire partie de la culture montréalaise et québécoise:
Mustapha Ishak-Boushaki: De Bouira à la prestigieuse université de Princeton
Durant les moments forts de la conquête spatiale, le poète Algérien, Mohamed El-Aid al Khalifa, natif de Biskra, impressionné et inspiré a la fois par les images qui nous arrivaient du ciel avait écrit dans l’un de ces poèmes, « Ina achababa ida sama bitoumouhéhi jaâla ennoujouma mawatia al akdami » autrement dit « Si la jeunesse s’accroche a ses ambitions, elle marchera un jour sur les étoiles ». À l'époque, le poète voulait attirer l’attention des Algériens sur ce qui se passait au-dessus de leurs têtes, et surtout leur insuffler l’intérêt des découvertes scientifiques et la passion qui animent les peuples oeuvrant à l’essor de l’humanité.
Le poète était un homme très ouvert à la modernité qui croyait que les futures générations étaient capables de rivaliser un jour avec les nouveaux architectes de l’espace. Malheureusement aujourd’hui, la plupart des intellectuels et des scientifiques brillent ailleurs. Parmi eux, le Dr Mustapha Ishak-Boushaki, un éminent chercheur qui enseigne depuis janvier 2003, la physique et l’astrophysique à l’université Américaine de Princeton, là où Einstein et plusieurs prix Nobel ont développé des théories et des projets qui ont émerveillé le Monde.
Depuis des siècles des hommes et des femmes, avec beaucoup de patience et d’intelligence, combinent des connaissances durement arrachées au ciel. Leurs études ont enrichi l’astronomie auxquels les arabes au moyen âge ont brillamment contribué à son évolution. Le travail d’Al-Farghani consacré à l’étude des mouvements des corps célestes a été traduit en Latin au XIIe siècle.
L’université de Princeton a formé d’illustres personnages aux États-Unis. C’est une des plus prestigieuses au monde qui a été fondée en 1746 en tant que collège avant de devenir une université en 1896. Cinq hommes politiques sont passés par là, dont le mythique président John F. Kennedy et l’actuel secrétaire d’État à la défense, Donald Rumsfeld. Plusieurs hommes d’affaires, quinze Prix Nobel et surtout l’astronaute Charles Pete Conrad, le troisième homme qui a marché sur la lune.
Au mois de mai 2005, une équipe de cosmologues de l’université Princeton aux État-Unis, dirigé par un Algérien, a proposé une nouvelle technique pour percer les mystères de l’expansion de l’univers qui se trouve dans une phase d'accélération. La technique proposée pourrait déterminer si l’accélération cosmique est causée par une forme d’énergie nouvelle ou si elle est plutôt due à une rupture de la théorie de la relativité générale d’Einstein au niveau des grandes échelles de distance dans l’univers. L’exposé a été présenté par le Dr Mustapha Ishak-Boushaki à l’occasion du congrès annuel de la société canadienne d’astronomie de Montréal.
D’après l’Algérien. « L’accélération de l’expansion de l’univers constitue un des plus intrigants problèmes en astrophysique. Ce problème est aussi relié à plusieurs autres domaines de la physique. Nos recherches ont pour objectif de déterminer les causes possibles de cette accélération ».
Si l’Algérien n’a pas mis les pieds sur la lune comme le souhaitait le poète de Biskra, il contribue par ces recherches à éclaircir les énigmes de l’univers. Ces récentes études publiées en 2005 ont été bien accueillies par la communauté scientifique, elles touchent à un des plus intrigants problèmes en astrophysique moderne. Les revues spécialisées : Physical Review D, Classical and Quantum Gravity, General Relativity and Gravitation... etc., publient les travaux des chercheurs sur acceptation d’un comité de lecture composé d’une équipe de scientifique internationale. Une des publications de l’Algérien a été votée parmi les « highlights » en 2002 dans la revue Classical and Quantum Gravity.
Le jury du Conseil de Recherches en Sciences Naturelles et en Génie du Canada ne s’est pas trompé en octroyant une bourse scientifique au chercheur Algérien. Dans le document qui accompagne le certificat de bourse (2002-2004), le jury justifie de belle manière son choix : « Cette bourse souligne l’excellence du dossier universitaire, les compétences et le potentiel en recherche, les qualités de leadership ainsi que les talents de communicateur du titulaire ».
Avant de partir pour les État-Unis, au Canada, l’Algérien figurait parmi les chercheurs honorés. De 1998 a 2000, il a été récompensé par deux fois : le prix du Doyen de l’université Queen’s pour les études avancées (1998-1999) et le prix de l’université Queen’s pour les études avancées (1999-2000). Le gouvernement de l’Ontario lui a décerné deux bourses d’études avancées allant de 2000 à 2002.
Le Dr Mustapha Ishak-Boushaki a complété son Doctorat en 2002, une thèse sur « l’Études de modèles cosmologiques inhomogènes (Studies in inhomogeneous cosmological models) ». Il nous livre un aperçu des recherches actuelles qu’il mène à l’université de Princeton. « Notre système solaire » dit-il, « est constitué d’un groupe de planètes qui gravitent (tournent) autour du soleil qui est une étoile. Il existe des millions et des millions d’étoiles semblables à notre soleil dans l’univers. Ces millions d’étoiles se regroupent pour former des galaxies. Ensuite des millions de galaxies se regroupent pour former des amas de galaxies et des superamas de galaxies au plus grandes échelles de distance dans l’univers. La cosmologie est une branche de l’astrophysique qui étudie la théorie et la physique de l’univers au niveau de ces grandes échelles de distance ». On peut aller plus loin dans l’explication en se basant sur la théorie des cosmologues qui ont évoqué l’existence d’une forme d’énergie sombre qui produirait une gravitation répulsive plutôt qu’attractive. Mais on ne sait pas encore si elle existe ou pas.
Mustapha Ishak-Boushaki a quitté l’Algérie très jeune pour venir s’installer à Montréal. Il avait 20 ans et un rêve à la hauteur de ses ambitions. On est en 1987, la dernière année de paix en Algérie avant la révolte qui a conduit a l’embrasement total du pays et au départ, en 1992, du président Chadli Bendjedid après 13 ans de pouvoir. La même période, la vie politique au Canada est secouée par l’accord du Lac Meech, mais la crise se débloque par le dialogue.
Les pays occidentaux offrent des possibilités énormes aux étudiants et chercheurs des pays du tiers monde pour développer leur savoir et continuer leurs études supérieures dans les prestigieuses universités dotées de moyens et de matériels très développés. C’est la où l’algérien, qui a reçu une bonne formation de son pays, va nourrir ces ambitions d’abord en décrochant en 1994 une licence en informatique de l’université du Québec à Montréal et quelques années plus tard, en 1998, une licence en physique à l’université de Montréal afin de pouvoir dit-il « réaliser mon rêve, faire un Doctorat en Cosmologie ».
Il a reçu, en 2005, des offres pour un poste de professeur à l’université du Texas à Dallas, un poste de chercheur à l’université de Syracuse et aussi pour un poste de chercheur à la prestigieuse université de recherche Johns Hopkins à Baltimore, là où sont passés les plus brillants hommes des États-Unis.
Zineb Sahli, sacré parcours: Peu de gens savent ce qu’elle fait et est réellement
«Une culture, ça se partage ». Zineb Sahli se reconnaît bien dans le slogan du festival du monde arabe de Montréal (FMA) au point ou elle a fini par faire partie de l’équipe dirigeante depuis la deuxième édition. Originaire de Laghouat, l’Algérienne est une femme très impliquée dans le mouvement associatif montréalais. Active de nature, au four et au moulin, elle travaille plus de douze heures par jour, ce qui ne l’empêche pas de cumuler plusieurs fonctions qui lui laissent peu de temps libre. Sa participation à la plupart des activités culturelles algériennes et canadiennes fait d’elle une femme très convoitée par son expérience et son sérieux. Malgré cela peu de gens savent ce qu’elle fait et est réellement. Employée à radio Canada, télévision et radio, recherchiste en numérisation, son et image pour le site Info culture. Elle est aussi analyste des affaires et des Technologies de l'information, une "bolée" discrète, efficace, bien organisée. Selon les propres termes de son employeur, rien n’échappe à cette diplômée en informatique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) qui a fait ses preuves comme documentaliste a la revue du monde arabe et à l’office de la langue française.
Parmi ses réalisations: la création de bases de données pour le Cégep André-Laurendeau, la rédaction de guide d’utilisation de logiciels, la formation du personnel et la création de banques de données et conception de site Intranet pour la radio française de Radio-Canada. Le langage HTML, l’hypertexte, la messagerie spécialisée et, surtout la numérisation n’ont plus de secrets pour elle. En plus d’être membre fondateur de l’Association des étudiants algériens au Canada (AEAC) et membre du conseil d’administration de la Chambre de commerce et d’industrie canado-algérienne, elle est présidente du conseil d’administration de la Fondation de l’école internationale de Montréal.
Implication
Au cours d’un reportage pour Radio Canada, consacré au premier Festival du monde arabe de Montréal, Zineb Sahli, avait signalé le déséquilibre existant dans le choix des artistes invités au festival, pour elle, « le Maghreb et d’autres pays arabes sont absents de la fête, il faut y remédier ». Ses arguments passent bien auprès des responsables du FMA, elle veut donner une dimension internationale au festival. En Europe et en Amérique il y a des chanteurs arabes issue de l’émigration pourquoi ne pas les invité ?
La réponse ne s’est pas faite attendre, son implication dans le second festival a fini par convaincre la direction du FMA de l’engager en tant que directrice de la programmation. Sa nomination a été bien accueillie par ses proches et amis, mais elle tombe au mauvais moment, le festival est prévu en novembre 2001, deux mois après les événements tragiques du 11 septembre, le contexte n’étant pas propice à la fête, la communauté arabe était confrontée au terrorisme de l’information, plusieurs événements avaient été annulés ou reportés dont le concert du Raï animé par Khaled qui devait se tenir en octobre 2001.
Contre toute attente et malgré les retombés négatifs du 11 septembre, l’Algérienne va s’illustrer d’une manière remarquable à la direction de la programmation du festival. Le nombre des artistes participants a atteint 275 en provenance du Maghreb, du moyen orient, du Québec et du Canada. La durée du festival est passé de trois à dix jours et sera de 15 jours pour les prochaines éditions.
L’université du Québec à Montréal (UQAM) ne rate pas une occasion pour gratifier ses anciens diplômés qui se sont illustrés dans différents domaines, l’Algérienne obtient un tableau d’honneur pour la programmation du festival du monde arabe de Montréal, édition 2001.
Pour Zineb Sahli, la tenue du festival à la date prévue revêt une grande importance, l’occasion de montrer aux Nord Américains, la richesse de la culture arabe. Sa détermination est renforcée par le soutien des responsables politiques canadiens tant au niveau fédéral que provincial. D’abord par une aide financière importante accompagnée de messages réconfortants. Lors de l’ouverture du FMA 2002, la secrétaire d’état Hedy Frey écrit : « Le gouvernement a dû prendre les mesures nécessaires pour s’assurer que, peu importe où ils habitent, travaillent ou voyagent, tous les canadiens et canadiennes se sentent en sécurité (..) et fini par remercier, Joseph Nakhlé, Zineb Sahli, Marie Réjouli et Nayla Chehimi ».
Zineb Sahli reste une personne très active au sein de la communauté Algérienne. Elle a toujours fait partie des comités de soutiens aux victimes du terrorisme et des catastrophes naturelles en Algérie et a travers le monde. Elle ne dit jamais non lorsqu’il s’agit d’aider les autres.
Seghira Bouhaddi, la voix d’or d’une Kabylo-Québecoise
La grande révélation de «Nuits d’Afrique» cette année n’est autre que Seghira Bouhaddi. Avec une voix superbe et une aisance sur scène digne des grandes stars, Seghira a conquis les cœurs des spectateurs, venus en masse encourager le groupe « Anzar » auprès duquel elle évolue.
Plus d’un a eu la chaire de poule en écoutant la jeune star interpréter Acewwiq de Slimane Azem « Algérie mon beau pays » avec une voix d’une rare beauté. Quelques nostalgiques n’ont pu retenir leurs larmes.
En effet, Seghira avec sa voix mélodieuse et envoûtante a réussi à nous transporter en plein cœur de la Kabylie. Nous avons pu oublier durant un laps de temps que nous étions à Montréal.
Bravo Seghira et Bravo au Groupe ANZAR.
INTERVIEW DE SEGHIRA BOUHADDI
T.O : Bonjour Seghira et Bienvenue.
Seghira : Azul merra fellawen
T.O : Vous avez été pour toute notre communauté, la grande révélation de ce Festival « Nuits d’Afrique », comment êtes-vous venue à la chanson ?
Seghira : J’ai commencé à chanter en chorale au sein de « Tafsut », j’ai participé avec ce groupe à plusieurs manifestations culturelles, telle que « Vues d’Afrique », etc.… Par la suite avec la naissance du groupe « Anzar », j’ai eu l’occasion de me découvrir en chantant en solo, ce qui a plu à beaucoup de gens de notre communauté. C’est ce qui m’a encouragé à continuer.
T.O : Vous évoluez actuellement auprès du groupe Anzar, que nous saluons au passage, pensez-vous continuer avec eux ou avez-vous d’autres projets, exemple chanter seule ?
Seghira : Dans l’immédiat, je ne pense pas entreprendre une carrière en solo, mais je continuerai à chanter pour la promotion et la sauvegarde de ma culture, toujours auprès du groupe « Anzar »

T.O : Vous avez une voix qui nous fait rappeler une grande star Kabyle : « NOUARA ». Êtes-vous heureuse de ressembler à cette grande Dame ?
Seghira : Bien sûr, je suis même honorée lorsque les gens me disent que ma voix ressemble à celle de Nouara, grande artiste que j’admire beaucoup
T.O : Le groupe Anzar a honoré la Kabylie lors du Festival « Nuits d’Afrique ». En tant que membre de ce groupe, comment avez-vous pris cela ?
Seghira : Le groupe Anzar a travaillé dur pendant deux ans, les résultats sont plus que satisfaisants vu les critiques récoltées lors de nos différentes prestations. Je suis fière de faire partie de cette formation.
Actuellement, nous préparons un album qui j’espère plaira beaucoup à nos fans.. J’ai été très heureuse de voir que notre communauté était nombreuse à venir nous encourager. Cela m’a fait chaud au cœur.
T.O : Pensez-vous perséverer dans la chanson et en devenir une grande artiste ?
Seghira :Pour l’instant, je me concentre surtout sur mes études. Pour la chanson, je laisse venir les choses.
T.O : Que pensez-vous de la chanson Kabyle, a t-elle évolué ou a t-elle régressé ces dernières années ?
Seghira : Il y a certains artistes qui ont apporté énormément à la chanson kabyle, tels que Idir, Takfarinas, Matoub, etc. ). Par contre, je suis vraiment déçue par certains qui aiment la facilité, je pense surtout à ceux qui ne font que des reprises.
Il faut tout de même avouer que nos artistes ont beaucoup de mérite vu les circonstances difficiles dans lesquelles ils évoluent que ce soit du point de vue politique, économique et sociale.
T.O : Vous vous occupez aussi d’un groupe de danses « Azetta - Au fil des rythmes berberes » qui a représenté la Kabylie à divers spectacles québécois, comment arrivez-vous à gérer votre temps en votre qualité d’étudiante ?
Seghira : En ce qui concerne « Azetta », nous faisons les répétitions 1 fois par semaine (Samedi). Je donne aussi des cours de danse berbère chaque Mardi de 20 h à 21h30 au Centre Afrique en Mouvement. Pour mes études, je suis mon horaire régulier au CEGEP.
T.O : Ces dernières années, on a vu naître à Montréal plusieurs groupes et formations culturelles, comment voyez-vous cela ?
Seghira : Je vois cela comme une richesse qui vient renforcer notre culture. Tous ces groupes travaillent fort et font de leur mieux pour représenter honorablement notre patrimoine berbère.
T.O :Vous chantez actuellement en Kabyle. Pour intéresser le public québécois, pensez-vous chanter un jour en français ?
Seghira : Pourquoi pas ? on ne sait jamais ce que le destin nous réserve.
T.O : Vous avez quitté la Kabylie à l’âge de 9 ans, avez-vous gardé quelques souvenirs ? Vous manque t-elle ?
Seghira : J’ai gardé plusieurs souvenirs, surtout l’image de mes grands-parents, de ma famille, de mon village, des paysages et ça me manque énormément.
T.O : Aimerez-vous un jour donner un spectacle à Bgayet ou à Tizi ?
Seghira : C’est vraiment un grand honneur pour moi que de chanter aux miens.
T.O : Seghira, votre mot de la fin ?
Seghira : Je remercie d’abord mon père et ma mère qui m’ont fait aimer ma culture. J’aimerai remercier aussi toutes les personnes qui ont cru et qui continuent à croire en notre travail. Grâce à elles, plusieurs portes ne cessent de s’ouvrir. Mes remerciements aussi à Kabyle.com et à tous ses rédacteurs pour leurs efforts afin de faire avancer notre culture.
T.O : Tanemirt a Seghira.
Texte et Interview réalisés par T. Ould-Hamouda.
Aïssa Lamri: Communicateur et jovial
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